Lorsque Aberhart et son groupe de créditistes prirent le pouvoir en Alberta, en 1935, il n'y avait aucune Caisse populaire dans cette province.
C'est le gouvernement créditiste qui passa une loi pour permettre l'établissement de Caisses Populaires du même type que les Caisses Desjardins. Les Anglais les appellent "Credit Unions".
L'Alberta compte aujourd'hui 76 Caisses Populaires.
Il ne faut pas confondre ces Caisses avec les Maisons du Trésor du Programme Intérimaire. Les Maisons du Trésor existent pour un but, pour répondre à un besoin ; les Caisses Populaires, pour un autre but, pour répondre à un autre besoin. Les unes et les autres sont à base de coopération et destinées uniquement à servir ceux qui y adhèrent.
Parlant des Caisses Populaires, Today and Tomorrow remarque :
"La Caisse Populaire est un exemple d'Association pour un objectif. Elle attire les gens ensemble par un lien commun d'effort, enseigne la valeur de l'argent et du crédit et protège contre les méfaits des achats à paiements différés à conditions dites "faciles".
"Les épargnes ne sont pas enterrées dans la Caisse Populaire. Elles sont tenues au travail. À tout instant de l'année, la plus grande partie du capital social travaille pour quelques-uns des actionnaires de la Caisse.
"Les Caisses Populaires ne sont pas un remède à tous nos maux sociaux. Mais elles répondent à un besoin des temps. Elles enseignent aux gens à s'aider eux-mêmes, à s'associer pour un objectif commun, à conserver de la puissance pour s'en servir en cas d'urgence."
"Mon abonnement est expiré, et je voudrais le renouveler. Mais impossible pour le moment. Je prends 3 sous pour vous envoyer cette lettre, et il ne me reste que 25 sous. Ni œufs, ni beurre, ni viande, ni lait. Pas d'argent : je suis rationné par le manque d'argent. Et je ne suis pas le seul. Comment voulez-vous qu'on ne soit pas pour le Crédit Social, pour le droit de vivre ?"
(Un lecteur)